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Communication digitale sur les médias sociaux
7 leçons apprises en 2 ans de freelancing

7 leçons apprises en 2 ans de freelancing

2 ans, 730 jours, 17 520 heures, 1 051 200 minutes que je suis Lundi communication. Ça me parait à la fois énorme et si peu. C’est une vraie aventure dans laquelle je me suis lancée, avec les bons et les mauvais côtés. Cet anniversaire me donne l’occasion de me poser quelques minutes pour faire un point et prendre un peu de recul sur ce que j’espère n’être qu’un début. Entre journées en pyjama et semaines de 100 heures, liberté et pression, aventure et administratif, je partage avec vous ce que j’ai pu retenir du statut de freelance pendant ces 2 premières années.

1- Dans freelance, il y a « free »

Je suis presque tentée de philosopher un peu. Oui, le freelancing offre une exquise liberté. Je n’ai de compte à rendre à personne (hormis mon banquier) et il m’arrive souvent d’aller au cinéma en plein milieu de la journée. Je suis donc libre de gérer mon temps et mon travail comme bon me semble, ce qui n’est pas le cas dans le salariat (sauf jobs de rêve). Mais cette liberté a un coût qu’il faut supporter : mon existence dépend de mes revenus, et ceux-ci ne tombent pas du ciel. La pression est énorme : il faut arriver à vivre. Et si je suis allée au cinéma la journée, je vais peut-être devoir travailler jusqu’à 2h du matin. Et là, quelque part, je n’aurais pas le choix.

Même si la pression est souvent importante, le sentiment de liberté et d’indépendance surpasse tout pour ma part.

2- Apprendre à tirer profit de la flexibilité

Quelques fois, une poignée d’heures de travail dans la journée, voire dans la semaine, peut suffire à faire tout ce que l’on a à faire. D’autres fois, les jours sont trop courts, les semaines se suivent sans repos et les heures s’empilent de façon effrayante. Et c’est le jeu ! C’est même l’un des charmes de ce statut : on s’adapte à la charge de travail que l’on a. Après avoir rencontré plusieurs creux et plusieurs pics, j’ai appris à tirer profit des creux en me lançant dans des travaux de fond (par exemple la refonte de mon site internet pendant le mois d’août) et à gérer les pics à coups de to do lists de six pieds de long et d’enfermement.

3- Faire avec l’irrégularité

C’est sûrement ce qui fait le plus peur et ce qui est le plus difficile à gérer. Il y a des mois où les activités de freelance ne rapportent quasiment rien, surtout au début, et d’autres où se finalisent des projets importants qui gonflent la trésorerie. Il faut donc toujours essayer d’avoir une vision à moyen ou long terme de ce que l’on va gagner pour gérer les dépenses et les revenus que l’on s’accorde.

Lorsque l’on me demande des conseils sur le freelancing, le premier que je donne est toujours de ne pas se lancer complètement dans le vide. Il faut soit avoir des économies ou un prêt pour investir et démarrer rapidement, soit avoir une base de potentiels clients réguliers assez fiable, soit un « à côté » : emploi à temps partiel ou chômage. Pour ma part j’ai choisi d’avoir un, voire deux emplois à côté pour avoir une base de revenus assurée tous les mois. Cela contraint cependant à un lancement plus lent.

4- Devenir un dieu de l’organisation

J’ai déjà abordé mes to do lists de six pieds de long mais c’est que je ne serais rien sans elles ! L’astuce est de mettre les corvées en début de journée et de se récompenser avec quelque chose de plus sympa à faire une fois qu’elles sont faites. Pour tout ce qui est régulier, j’ai un programme calé jour par jour. L’autorité dans mon travail, c’est lui !

Il faut également faire très attention à la séparation vie professionnelle/vie privée qui ne peut pas s’appuyer sur des emplacements physiques. Il est trop facile de passer un coup d’aspirateur entre deux tâches professionnelles ou d’accepter de rendre service à un ami, parce que oui, après tout, on est chez soi. Mais on ne peut pas s’en sortir ainsi. Il faut s’imposer des horaires même s’ils varient chaque jour en fonction des impératifs.

5- Tenir tous les postes à la fois

Comptabilité, administration, gestion des achats, communication, marketing, prospection et stratégie d’entreprise sont autant de charges qu’incombent au freelance en plus de son cœur de métier. La polyvalence n’est pas innée et il y a toujours des tâches que l’on n’aime pas faire et/ou qu’on ne maîtrise pas. Elles sont pourtant toutes essentielles au développement d’une activité. Il faut donc se faire violence et se former à gérer une entreprise seul. Et oui, après tout, un freelance est un chef d’entreprise !

6- Communiquer, communiquer et communiquer

Évidemment c’est plus facile pour moi dont c’est le cœur de métier, mais l’histoire du cordonnier mal chaussé est souvent d’actualité, croyez-moi. Communiquer sur soi est un effort quotidien et chronophage. Il peut même être difficile d’engager sa personne dans un processus de personnal branding pourtant primordial à mettre en place. Une stratégie de communication est indispensable. Pour ne pas être dépassé sur la durée, il faut faire attention à ne pas vouloir en faire trop et à s’imposer une communication légère mais régulière, quitte à mettre en place des campagnes plus importantes de façon ponctuelle.

7- Être seul

C’est le principe Paulette ! Mais faut quand même s’y faire. Fini les brainstormings et les aftrer works en équipe. Il existe quand même pas mal d’alternatives à la solitude de l’entrepreneur. Avoir une vie sociale remplie est déjà une bonne base, il existe également des soirées de networking et des clubs professionnels, des systèmes de parrainage par des entrepreneurs expérimentés et du coworking (partage d’un espace de travail avec d’autres entrepreneurs). Pour ma part c’est le coworking qui me tente vraiment. Je me lancerai sûrement un jour.

Instagram

Pour continuer à suivre les coulisses de la vie de freelance, j’ai lancé un compte Instagram aujourd’hui à l’occasion de ces 2 ans. On s’y retrouve ?

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